Ce blog est un blog collaboratif, réalisé à l'occasion de l'université d'été du MEDEF "A la recherche des temps nouveaux". Les billets publiés sur ce blog sont écrits par les blogueurs accrédités qui ont accepté de participer à cette opération de cross-blogging.
Vous pouvez aussi retrouver les temps forts de l'Université d'été sur MEDEFtv.
Jacques Froissant, PDG de la société Altaïde : "Les temps nouveaux" dans le métier que je pratique qui est d'accompagner des starts-up et des gens qui travaillent dans le web, c'est d'abord l'évolution marquante de la pénétration marquante d'internet dans les vie de tout le monde : ce que ça a apporté, les chocs culturels que ça peut amener à certains endroits, les atouts que ça peut amener à des jeunes. Les temps nouveaux, c'est ça.
Le web a apporté aussi une prise de conscience beaucoup plus rapidement que dans les autres secteurs, pour tout ce qui est développement durable, la responsabilité des entreprises. On échange beaucoup plus sur le web, nous sommes donc bien plus imprégné de tout cela : Les temps nouveaux, on est en plein dedans !
Twideco TV : Voilà 10 ans que vous avez monté votre société. Quelle évolution avez-vous ressentie au fil du temps ?
Jacques Froissant : En 10 ans, je vis ma 3ème crise, puisqu'il y a eu la première guerre du Golfe, qui a été un choc, puis le 11 Septembre 2001, qui a beaucoup touché les métiers de l'internet. en 2001, pour les sociétés technologiques, il y a eu un vrai coup d'arrêt. Et là, paradoxalement, les gens vont plutôt venir vers les sociétés du Web et Technologies, puisque ce sont des métiers qui restent porteurs.
Twideco TV : Si je comprends bien, la création d'entreprise ce n'est pas une première pour vous ?
Jean-Paul a créé sa première entreprise quand il avait 18 ans et son groupe abrite aujourd'hui trois entreprises, plus aujourd'hui Pratiks.
Vous avez alors des conseils à donner à des jeunes qui veulent monter leur boîte?
Gaël : Si vous souhaitez monter un site web qui donnerait des vidéos pratiques : il ne faut pas le faire !! Jean-Paul : Je fais attention aux conseils qu'on me donne et aux conseils que je donne. Ca dépend du secteur d'activité, mais l'important c'est d'y croire, c'est d'y aller, c'est d'essayer de devenir très très vite, pas que Français, car la France est un petit marché et donc d'essayer de baser son business model pour qu'il ne soit pas que local. Gaël : Vous savez, moi, au contraire de Jean-Paul qui s'est lancé très jeune, j'ai eu cette envie pendant des années, comme dit Jean-Paul, j'étais entrepreneur dans l'âme mais j'entendais tellement dire "faut pas monter une boîte en France, c'est pourri, la fiscalité, vous avez pas rentré un centime que déjà on vous demande des taxes, etc" que je ne me lançais pas. Et c'est Jean-Paul qui m'a dit, tu as tord, viens on fonce, on y va, ok c'est pas le meilleur moment... On a lancé ça quasiment au début de la crise.
Thomas Serval : Je suis en charge de la division chez Microsoft qui
anime l'écosystème des partenaires dans la technologie, qui va des
étudiants aux professionnels de l'informatique, mais aussi en passant
par les start-ups, et les relations avec les investisseurs, et des
programmes pour aider les entreprises du logiciel en France à grandir
et à devenir des très grosses sociétés de logiciels.
Twideco TV : Aujourd'hui vous êtes à l'université d'été du Medef, en quoi était-ce important pour vous d'être présent ?
Thomas Serval : tout d'abord parce que j'ai participé à la table ronde
autour du thème "est-ce que la toile va craquer ?", et donc j'ai pu
échanger avec un panel assez large sur l'autre vision des challenges
d'internet de demain et daujourd'hui. Il était important d'apporter une
contribution à ce débat, qui anime visiblement pas mal de gens en
France, et le Medef a la chance, via ses Universités d'été, d'ouvrir un
débat, et de faire intervenir des gens avec des profils très divers.
Twideco TV : qu'est ressorti de cette table ronde ?
Thomas Serval : ce qui ressort c'est que nous n'avons pas assez
d'entrepreneurs dans le domaine de la technologie. En tant qu'ancien
entrepreneur moi-même, je pense qu'il n'y a jamais eu autant
d'opportunités pour créer des entreprises et développer des
technologies, et que par rapport à nos collègues, américains notamment,
on a inventé une grosse partie des technologies clés de l'internet, et
notamment du web, qui a été inventé par un anglais et un belge, pas un
américain, à Genève, et le principe c'est que les grosses boîtes de
l'internet et du web sont américaines. Il y a une grosse attente pour
voir de plus en plus d'entreprises telles que skype
Stéphane SIEBERT, directeur délégué de la recherche technologique du commissariat à l'énergie atomique (CEA) : Cette direction s'occupe des énergies nouvelles, de la micro-électronique, et du développement logiciel. C'est une direction qui est assez installée à Grenoble.
Twideco TV : Qu'est le CEA ?
Stéphane SIEBERT : Le CEA était à l'origine créé par le Général de Gaulle pour accompagner le développement du programme nucléaire français. Il a bien évolué depuis (il continue toutefois à assumer des missions dans le domaine du nucléaire, à la fois pour supporter les réacteurs de nouvelles génération, et pour les applications militaires. Le CEA s'est beaucoup diversifié. Le président de la République a njoint le CEA de continuer cette diversification, dans le sens des énergies nouvelles, et donc accompagner tout le développement, en France, et en particulier évidemment du solaire et de l'utilisation du stockage électrique pour les batteries et les véhicules électriques. Le CEA s'est également diversifié dans le domaine des sciences du vivant, où aujourd'hui il a une activité considérables dans les domaines de la santé et des biotechnologies. Et puis bien entendu il a une activité, très réputée, en matière de recherche fondamentale.
Twideco TV : il est écrit GIANT en gros sur votre stand. C'est quoi le projet GIANT ?
Stéphane SIEBERT : C'est une initiative du CEA, mais c'est un projet collectif, qui associe 8 organismes d'enseignement supérieur et de recherche qui sont présent à Grenoble sur un même site, et pour la première fois ces 8 organismes (des grands instruments européens, des organismes internationaux, et des organismes nationaux : le CEA et le CNRS, et des organismes académiques : l'université Joseph FOURRIER, l'université scientifique de Grenoble, l'école de management, bien connue, et puis l'INP de Grenoble, Institut National Ploytechnique.)
Laurent Blanchard, directeur général de Cisco France : Qu'est-ce que fait CISCO ? Nous sommes une société américaine qui relie les gens entre eux puisque 80% des informations qui transitent sur internet, que ce soit des informations e-mail, que ce soit de la téléphonie, que ce soit des vidéos, le font sur de la technologie CISCO. Au delà de ça, nous investissons 5 milliards de dollars en R&D par an, pour en améliorer les usages. Voilà notre métier, nous sommes, le plombier d'internet et aux delà de ça nous nous focalisons sur les usages. La société a 25 ans, c'est une société américaine, nous faisons entre 36 et 38 milliards de dollars de Chiffre d'Affaires et nous sommes 67 000 personnes dans le monde.
Twideco TV : Votre présence sur l'Université d'été du Medef, c'était important ?
Laurent Blanchard, directeur général de Cisco France : J'ai participé à
une table ronde dont le sujet était :"les enfants de Bill Gates". C'est
important pour moi car je considère que les nouvelles technologies
peuvent être une source de développement durable, donc source
d'optimisme durable, donc de croissance. C'est le message à faire
passer en tant que chef d'entreprise et par rapport aux pouvoirs
publics.
Twideco TV : La thématique "A la recherche des temps nouveaux"?
Laurent Blanchard, directeur général de Cisco France : Elle m'inspire
beaucoup d'espoir et d'optimisme. Je pense que revenir sur les enfants
comme étant le capital de demain me semble fondamental.
Twideco TV : Qu'auriez-vous à dire aux enfants qui naissent aujourd'hui pour quand ils auront vingt ans ?
Laurent Blanchard, directeur général de Cisco France : D'abord, moi je
ne m'inquiète pas pour eux, car j'ai une croyance dans l'humanisme, car
je considère que cette notion d'optimisme durable passe par un réseau
d'équations économiques et la situation actuelle le montre bien, mais
passe également par des solutions en matière de climat et
d'environnement. On est à l'aube d'un certain nombre de décisions qui
doivent être prises, je pense qu'il faut aller beaucoup plus loin et je
pense que ces conditions-là permettront à nos enfants de vivre dans des
situations qui seront de bonnes situations.
Twideco TV : Vous disiez que le web peut avoir un impact écologique, dans quelle mesure?
Laurent Blanchard, directeur général de Cisco France : Je vais vous
donner un exemple concret : il y a des solutions de visio-conférences
sophistiquées , ce que l'on appelle la téléprésence qui permettent à
des gens de se réunir autour d'une table, une table virtuelle, sans se
déplacer. Aujourd'hui chez CISCO nous mettons cela en place, nous avons
été capable d'économiser 390 millions de dollars sur une année et
éviter la consommation de CO2, équivalent à 45 000 voitures. Donc le
bilan carbone s'est amélioré. Cela peut se démultiplier à une très
grande échelle. Les nouvelles technologies sont des réponses aux
problèmes environnementaux. C'est un sujet qui est très important pour moi. En tant
que patron de CISCO France j'ai été amené à prendre des mesures assez
fortes de façon à diminuer le bilan carbone de CISCO de 25%.
Twideco TV : Vous avez des rêves et des projets pour les années à venir ?
Laurent Blanchard, directeur général de Cisco France : Des projets et
des rêves on en a beaucoup. Le rêve, le projet ou la vision, c'est
d'améliorer la façon dont les gens vivent, travaillent, se divertissent
et apprennent. On y travaille fortement par l'innovation. Maintenant à
titre personnel, en tant que Directeur Général de CISCO France, j'ai
des rêves, notamment que ces nouvelles technologies répondent
véritablement aux problèmes climatiques auxquels nous devons faire
face.
Marc Schillaci, pdg et fondateur d'oxatis, a accordé à Twideco TV une interview lors de l'université d'été du Medef 2009.
Mylène Jouve : Le thème de l’Université d’été du MEDEF 2009 c’est à
la Recherche des Temps Nouveaux, qu’est-ce que cela vous inspire ?
Marc Schillaci : Ca m’inspire que le commerce électronique et le
commerce en ligne de manière générale est une grande opportunité pour
les gens, que ce soit les hommes et les femmes de travailler
différemment, de travailler de travailler de chez eux par exemple, nous
voyons aussi beaucoup de gens qui se lancent dans ce que l’on appelle
du pure player, c'est-à-dire qu’ils n’ont pas d’activité physique, ils
n’ont qu’une activité virtuelle, parfois ils vendent des produits
physiques donc il faut bien les stocker, mais ils n’ont plus de
magasin, parfois même ce sont des produits purement virtuels. Nous
avons par exemple, une jeune femme qui vend des patrons pour créer des
bijoux, donc ce sont des documents qu’elle va commercialiser. Le
commerce en ligne, c’est vraiment une nouvelle façon de travailler,
d’organiser sa journée qui n’aura plus les mêmes rythmes classiques de
8h-12h / 14h18h, où on va pouvoir concentrer plus de temps à sa
famille. ON s’aperçoit pour souligner ce phénomène que nous avons un
ensemble de jeunes femmes qui se lancent beaucoup plus tôt dans
l’entreprenariat. Avant, les jeunes femmes consacraient une grande
partie de leur vie à leurs enfants et puis quand ils étaient ados ou
post ados, elles commençaient à entreprendre à 45/50 ans et là, on les
voit entreprendre à 25 ans en profitant de cette période de
procréation, de congé maternité. Elles ont beaucoup d’idées car elles
s’aperçoivent qu’elles ont de nouveaux besoins, que ce soit tournés
autour de l’enfance ou de l’environnement. Ca leur permet de se lancer
pendant cette période.
Mylène Jouve : Nous sommes en période de crise, le e-commerce pourrait-il être une solution à la crise ?
Marc Schillaci : Le e-commerce est clairement un des moyens, ce n’est
pas LE moyen, mais un moyen de sortir de la crise qu’il faut ajouter à
une panoplie d’autres moyens qui sont à définir et à trouver. On a
d’ailleurs été suffisamment matures en France par rapport au
e-commerce, pour que nous, Oxatis, ressentions fortement l’impact de ce
phénomène puisque l’année dernière nous avons fait une énorme
croissance alors que c’était la crise. Les entreprises se sont aperçues
que c’était un moyen de faire quelques pourcents de chiffre d’affaires
en plus, et ces quelques pourcents sont importants quand les autres
manquent. Certains cadres dans des entreprises qui vont mal et qui
savent que malheureusement leur emploi peut être condamné, se lancent
dans un nouveau business en ligne pour finalement devenir leur propre
patron. Evidemment tout ça a été amplifié par le statut d’auto
entrepreneur qui a donné des ambitions à des gens qui ne savaient pas
comment se lancer. Le commerce en ligne a plusieurs avantages. On peut
faire ça avec des moyens modestes puisque ce ne sont pas des sommes
considérables que l’on met sur le tapis pour commencer. On n’a par
exemple pas besoin d’acheter un local ou de prendre un bail,
généralement le stock est assez limité et on peut faire ça en
complément d’un travail salarié. On s’aperçoit aussi que ça peut
être une opportunité pour les entreprises qui veulent rationnaliser la
façon dont elles travaillent. Là on ne sera plus dans du BtoC mais dans
du commerce entre entreprises. Les gens s’aperçoivent quand proposant
des produits en ligne on peut accéder à un catalogue à des heures où
généralement il n’y a plus de commerciaux, il n’y a plus personne. Il
n’y a plus besoin de double saisie, ce n’est pas comme quand vous
recevez un fax, quelqu’un dans l’entreprise doit ressaisir pour
retraiter, là ça arrive directement dans le système d’information, donc
on gagne en productivité.
Or cette question - pour surprenante qu'elle fût - ne trouva de réponse qu'à la fin d'un débat qui se poursuivit bien au-delà de l'heure prévue, signe que les sujets abordés ont intéressé le public. Si donc le problème de l'explosion de la toile ne se pose pas - IPV6 arrive en force et (Orange Business n'est pas en reste), et d'autre part l'Internet a pris une telle place dans nos économies que tout problème technique devra trouver, coûte que coûte, sa solution - par contre, les bouleversements en termes de modèles économiques sont nombreux : Universal music fait déjà 50 % de son chiffre sur le Net, certes, mais celui-ci s'est écroulé à cause de l'Internet également ; le Kindle d'Amazon - facétieusement arboré par notre ami Loïc Le Meur et présenté comme la solution à nos problèmes écologiques malgré les évidences contraires - bouscule le monde de l'édition aux Etats-Unis ; Twitter et le microblogging bouscule les blogs et la création de contenus sur Internet ; le Web est une source majeure de revenus des pages jaunes mais en même temps il en sape le véritable fondement (les pages jaunes papier elles-mêmes qui s'empilent dans les halls d'immeubles car les usagers se renseignent sur Internet, encore Internet !) ; et le monde qui « n'a jamais été aussi lu et pourtant aussi peu acheté » selon le Président de son directoire, et ceci grâce encore à Internet.
Interview de Xavier Darcos par Twideco TV à l'Université d'été du Medef
Xavier Darcos :
Il est important de venir à l'université d'été du Medef, d'autant que le thème qui a été choisi, c'est celui de la sortie de crise, "la crise, et après ?" ; c'est ce qui nous attend. Et donc évidemment, les politiques publiques pour aider à la sortie de crise, et notamment la politique sociale, sont des politiques qu'il faut faire entendre, et donc je suis ici à ma place pour parler de ces sujets, pour pouvoir dialoguer ce matin sur les diverses options qui se présentent à nous pour les mois qui viennent, et sur la manière dont doit s'équilibrer à la fois l'initiative privée, l'activité économique générée naturellement par les investisseurs, et le travail de l'état, régulateur, qui organise les amortisseurs sociaux, qui veille à ce que cette reprise se fasse sans casse sociale.
Je suis dans le stand innovation parce que, c'est le même sujet. Nous ne sortirons pas de la crise avec les vieux modèles, les vieux schémas. Il faut donc encourager tout ce qui d'une manière ou d'une autre invente.
Interview de Serge DASSAULT par Twideco TV lors de l'Université d'été du Medef 2009
Serge Dassault : Je viens pratiquement tous les ans à l'université d'été du Medef, cette année je participe à un débat, c'est intéressant. Mylène Jouve : Tout à l'heure nous vous avons vu dans l'espace innovation, qu'est-ce que vous en avez retiré ? Serge Dassault : Il y a un grand nombre de choses intéressantes, des jeunes qui proposent de nouvelles solutions informatiques et logicielles, que je ne connaissais pas, il va falloir regarder ce qu'il font et comment ils le font. Mylène Jouve : Vous continuez à vous intéresser à tout cela ? Serge Dassault : Bien évidemment, en tant que président du groupe Dassault, sur ce qu'il se passe sur le plan informatique, je me sens concerné. Mylène Jouve : Sur un plan plus personnel, quel est votre plus grande fierté ? Serge Dassault : Ma plus grande fierté est d'avoir une entreprise qui fonctionne pour le moment
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